mardi 2 février 2010
Belinda, la bombe croate
C'est le collègue Philippe Renaud qui nous a mis sur cette piste fumante, après avoir lu un improbable article sur le "keytar", publié hier dans le Guardian.
En ce qui nous concerne, le keytar (ou si vous préférez, la guitare clavier) est le pire instrument musical de tous les temps. Mais là n'est pas la question. La question est: mais bon yenne de bon Yeu, qui est donc cette virtuose vêtue d'un mouchoir, qui fait l'amour à son keytar en direct?
Une petite recherche sur le Net nous apprend que la demoiselle est Croate. Qu'elle a commencé sa carrière comme enfant-vedette et qu'elle vit aujourd'hui de ses danses lascives folklorico-keytaristiques. Selon ce qu'on sait, elle a même joué dans le film Borat, mais en fin de compte, l'extrait aurait été coupé au montage, allez savoir pourquoi.
De toutes façon, une image vaut mille mots. Alors voici un clip. On attend toujours le concert à Montréal...
JCL
dimanche 31 janvier 2010
Au 911, on est prêt pour la Coupe du monde

Gnaoua Montreal
"Comme le jazz, cette musique est née de l’adversité qu’ont vécue des esclaves africains après leur déracinement de leur Afrique subsaharienne natale. Organisés en confrérie, leurs descendants qui vivent dans le nord de l’Afrique et qui sont passés maîtres de la musique que leur ont enseignée leurs aïeuls sont aujourd’hui ceux qui portent le nom de Gnaoua. Armés du guembri (un luth-tambour), le qraqeb (des crotales) et de ganga (tambours), les Gnaoua invoquent les esprits à qui ils confient peurs et espoirs. En résulte une musique, rythmée et hypnotisante, utilisée pour induire une transe aux fidèles des Gnaoua".
Depuis quelques 15 ans, le gnaoua vit une grande renaissance, grâce notamment au festival gnaoua d'Essaouira au Maroc à la fin juin.
Alors que la communauté maghrébone grandit à vue d'oeil à Montréal, le gnaoua (qu'on peut aussi écrire gnawa ou gaada chez les Algériens) a maintenant ses adeptes ici aussi. Parmi eux, Nazir Bouchareb (dont vous trouverez le site web ici) est l'un des plus actifs.
Hier, il avait réuni au Divan orange trois groupes de ganoua et un groupe de flamenco. L'endroit étant petit, l'atmosphère était impeccable pour une soirée gnaoua et les musiciens étaient en grande forme. Une chouette intro au genre et ce, même si l'euphorie que peut causer ce genre de musique ne s'est pas matérialisé pour nous hier soir.
Les Bobards présentent aussi à l'occasion des concerts de gnaoua et le Festival du monde arabe ne manque jamais d'inviter des virtuoses chaque année. On sent que bientôt, les occasions de se frotter à cet art du désert vont se multiplier.
